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                          Alexandre Zhu   -   朱


Alexandre Zhu  -  朱





FR.Alexandre Zhu, d’origine chinoise, est né à Paris en 1993. Il a été diplômé en 2018 de l’école Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, et a étudié à la School of Visual Art à New York. Il vit et travaille actuellement à Paris.
ENG.Alexandre Zhu is a French-Chinese artist, born in 1993. He graduated from École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris in 2018, and has also studied at the School of Visual Art in New York. He currently lives and works in Paris.


EXHIBITIONS (group show)


2020

- 09/20 L’Écho du Silence (Culturfoundry), Espace 16K, Kremlin-Bicêtre, France
- 02/20 Instable, duo-show with Esther Michaud, Galerie du Crous, Paris, France


2019

- 10/19 Emerging Lines, Galeria Neon, Academy of Arts, Wroclaw, Poland
- 09/19 Tekhne, Cité de la Mode et du Design, Paris, France
- 07/19 Low Res - Matérialisations primitives, Espace rue de Tanger, Casablanca, Morocco
- 05/19 Printfighter Round 2, Galerie 100 Titres, Brussels, Belgium


2018


- 10/18 Art Élysées 2018, with Atelier Jespers, Stand 301C, Paris, France
- 10/18 Noèse, Silencio Club, Paris, France
- 09/18 MAD (Multiple Art Days) with Printfighter, La Monnaie de Paris, Paris, France
- 09/18 Lake Como Design Fair, Teatro Sociale di Como, Como, Italy

- 06/18 Graduation Solo show, ENSAD, Paris, France
- 04/18 Genesis, La Capela, Paris, France
- 03/18 Curieuses Noctures, Musée d’Orsay, Paris, France




RESIDENCIES / DISTINCTIONS


06/2019 - 07/2019
Rue de Tanger residency, Casablanca, Morocco


01/2018
Fondation Bettencourt-Schueller scholarship




TEXTS

Trompe le monde,
Fantômes et chimères pour regards instables

Extrait du texte d’Arslane Smirnov,
Instable, Galerie du Crous, du 6 au 15 février 2020


“(...) Si j’ai dit que le travail d’Alexandre relevait d’une observation préliminaire, j’aurais tout autant pu dire qu’elle relève de la révélation, la mise en lumière, montrer par l’artifice et la prouesse technique du fusain par effacement une certaine image du monde. Trompe l’œil ? L’hyper-réalisme d’Alexandre cherche à tromper les sens par l’artifice le plus fin dans un but prémédité, car au contraire d’une scène tout à fait naturaliste : un homme ou une femme dans un appartement, assis sur un lit..., l’objet représenté frôle parfois avec l’abstraction, de sorte que bien qu’il nous soit tout à fait présent à la vue, on peine à identifier sa nature exacte. C’est sur ce trouble de la perception que se fonde une partie de sa pratique du dessin. Les sujets sont simples : monolithes, formes géométriques hors échelle, hors contexte, souvent associés à une époque, le 20ème siècle et ses transhumances, époque d’où les ruines contemporaines tirent leurs sources. Alexandre Zhu en reconstitue les traces, perdues au fond de nos inconscients, aux périphéries de nos villes ou sous notre nez, adoptant la forme d’un anonymat pour le moins urbain. Ces formes qu’il dévoile sont inhumaines porteuses d’une massivité toujours latente, en puissance, elles nous montrent des fantômes. En tant que symboles vides, elles rejettent leur caractère humain et reviennent à la mémoire sous une forme anonyme, archétypale, issue des rebuts d’une mémoire collective. Sans identités conscientes, elles errent dans nos esprits, à la recherche de sens.
Les sculptures présentes dans l’exposition s’approprient cette thématique du fantôme et la série de dessin Landmarks soutient une recherche de symboles contemporains pour évoquer les problèmes liés aux architectures standardisées, qui pullulent depuis près d’un siècle à travers le globe. L’abstraction de ces dessins, une abstraction géométrique, minimaliste, s’attache alors au plaisir qu’on peut éprouver à les regarder, plaisir de voir une forme simple, claire, flottant dans l’immensité d’une page blanche, pure, totale. Cette tentation qu’éprouve l’esprit à l’égard de la pureté et de la totalité se confronte alors à la réalité du sujet évoqué : ruines d’une ère globalisante, rampante et uniformisante, ruines d’une architecture brutale d’inspiration soviétique, ruines de... Sans doute que le plus important reste de pouvoir y projeter nos imaginaires à nouveau et d’y trouver du sens. (...)”

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